Nouvelle lune du 9 février 2024

Heure : 22h59 TU | Degré : 20°41' dans le signe du Verseau

neptune, encore neptune, toujours neptune : UNE LUNAISON peu épanouissante sur le plan personnel.

Déferlante neptunienne à venir : Neptune règne en maître incontesté pour cette lunaison. Aucun élément astral ne cherchera à contrer cette vague, incontournable et  envahissante. Ce n’est pas la première fois, ni la dernière que cette situation se produit. Mais à la différence de la précédente prise de pouvoir par Neptune (qui a eu lieu à l’occasion de la Nouvelle lune de décembre), le Soleil et la Lune ne sont pas prioritaires dans les projets du maître des grandes Eaux. En effet, la conjonction des deux Luminaires formant la Nouvelle lune se trouve reléguée dans un coin de la chaîne planétaire du mois, aux côtés de trois autres planètes. Décidément, Neptune oriente ses perspectives vers ce dont il avait perdu le contrôle en janvier : le groupe Vénus/Uranus/Jupiter. Tout le monde rentre dans le rang. Et Neptune reprend son action sur ce qu’il a commencé à entreprendre depuis quelques années : s’emparer de tout, à tout niveau, pour instaurer sa vision du monde, universelle, sans frontière, sans objectif formel non plus. Et il nous entraîne vers des remous imposants : Jupiter et Uranus en fond de chaîne s’activent et donnent du répondant aux projets neptuniens. À noter : aucune planète n’est rétrograde à l’occasion de cette Nouvelle lune, d’où la force d’expression de chacune d’entre elles.

Chaîne planétaire de la Nouvelle lune du 9 février :

Configuration de la chaîne planétaire :

Un pôle unique regroupe les dix planètes, sous la direction de Neptune et s’enfonce à quatre niveaux de profondeur. La structure de la chaîne est très concise :

  • Sous Neptune : seul Saturne est chargé de poursuivre le chemin d’incarnation de la Nouvelle lune.
  • Sous Saturne : un évasement conséquent ouvre sur six planètes, dont une seule a une possibilité de progression : Vénus.

  • Sous Vénus : les deux planètes de fond de chaîne, Uranus et Jupiter, définissent les objectifs de la lunaison.

Neptune : Et un sacre de plus, un !

Neptune à la tête de la chaîne planétaire du mois, ce n’est plus une nouveauté ni même une surprise. À la veille ( ou plutôt à l’avant-veille) de sa sortie des Poissons où il règne en maître, il est au mieux de sa forme. Il s’exprime, envahit le paysage astral, le brouille, le rend nébuleux mais tellement attirant, parce que fortement enchanteur. Il nous invite à basculer du côté des illusions, à nous laisser guider par une foi absolue vers… vers… vers quoi, exactement ? Un monde meilleur, bien sûr ! Et comme Neptune est en tête de chaîne, il donne le ton et personne sous lui ne prendra le risque de contester sa toute-puissance.

Saturne, bras droit de Neptune.

Neptune charge Saturne de poursuivre ses rêves. Saturne, inféodé à Neptune pendant tout son transit en Poissons, ne construit plus dans matière, dans la durée, dans la réalité. Il donne forme à des idées/idéalismes, des promesses miraculeuses, s’éloigne de sa rigueur habituelle. Il est là pour poursuivre le projet de Neptune et lui permettre de nous embarquer dans sa mouvance. À l’occasion de cette lunaison, il redistribue les rôles de chacun : Vénus en avant toute. Les autres ? On reste à l’écart, on ne bronche pas et on se tient tranquilles. C’est nous (sous-entendu Neptune et Saturne) qui commandons !

Vénus, l’élue de Neptune et de Saturne.

Ce n’est pas la Vénus amoureuse, harmonieuse, épanouissante qu’il faut envisager dans cette configuration. C’est la Vénus qui nous tourmente depuis plusieurs années, depuis qu’Uranus est entré en Taureau en fait. Elle doit s’orienter vers de nouvelles valeurs, de façon abrupte qui plus est, et depuis trois années, elle bataille en se heurtant à de nombreux obstacles, d’où des résultats encore peu probants. Elle connaîtra de meilleures lunaisons que celle-là en 2024 (et même dès la prochaine Nouvelle lune). En attendant, entre Neptune, Saturne et Uranus, elle tient sa partie dans un rôle-clé ce mois-ci et relaie les désirs de Neptune : des réformes, oui ! mais en déconstruisant et en dilattant les structures en place.

Jupiter/Uranus : les enjeux décisifs et musclés de ce mois.

Ces deux-là vont bien ensemble, ils partagent un même goût pour aller plus loin, surtout si ce « plus loin » contient une part de nouveauté et de découverte. Vénus leur enjoint de se manifester pleinement ce mois-ci : allez-y, embrayer sur des réformes, gagner des parts dans le paysage social. Ça risque donc de fumer un peu forcément, mais sous le contrôle des structures du pouvoir. Nous, personnellement, n’aurons pas la main sur ce remue-ménage. Tout est sous contrôle…

Mars, Pluton, Mercure, Soleil et Lune en refuge : un drôle de mélange sur le banc de touche.

Beaucoup de monde ce mois-ci en refuge, au troisième niveau de profondeur. Cinq planètes dont les deux Luminaires et Mercure. À côté d’eux : Mars et pluton apportent leurs volontés d’imposer un climat de grande dureté, de violence même. Mais tous ces projets restent dans l’ombre et n’ont pas de possibilité de faire avancer leurs pions pour cette Nouvelle lune.

BILAN : Une lunaison à coût sûr peu épanouissante sur le plan personnel, qui n’est d’ailleurs pas du tout questionné ou mis en avant ce mois-ci. Si toutes les planètes en « veulent » pour cette lunaison de par leur marche directe, seules la moitié d’entre elles auront la possibilité de passer à l’acte et de jouer un rôle dans cette danse astrale. Neptune structure la chaîne planétaire, a un plan (lequel, on ne sait pas avec Neptune), et veut nous réunir dans une même communauté (sur)bienveillante et à laquelle il est impossible d’échapper, dans un rassemblement informe mais obligatoire. Neptune bénéficie pour cette lunaison d’une cohorte efficace sous sa coupe. Il est le capitaine du vaisseau astral.

Mon conseil : Tâchons de maintenir éveillé notre libre arbitre, notre capacité de réflexion et de discernement au cours de cette lunaison, et de ne pas céder aveuglement aux sirènes neptuniennes.  Mais on ne pourra pas opposer de réelle contre-proposition avec un Neptune aussi fort en tête de chaîne. Le bon côté : Neptune sait faire passer la pilule, surtout avec un Saturne sous sa coupe !

Très bonne lunaison,

Nathalie,

Le principe des chaînes planétaires :

Les chaînes planétaires proposent une interprétation du cycle lunaire du mois à partir d’un point de vue différent et inédit : elles s’appuient sur la hiérarchie et les relations qu’entretiennent les dix planètes prises en compte en fonction de leur position dans la chaîne. Elles visent à évoquer le climat du mois sous un autre angle, avec un autre point de vue. En ce sens, elles approfondissent l’interprétation du thème de la Nouvelle lune.

Domicile des planètes :

Planètes en signes le 9 février 2024 :

Thème de la Nouvelle lune du 9 février 2024

Planète transsaturnienne :

Planète située au-delà de Saturne dans le système solaire. On en compte trois: Uranus, Neptune, Pluton. Elles ont été découvertes aux XVIIIème, XIXème et XXème siècles. Très éloignées du Soleil, leur révolution sidérale est très lente: 84 ans pour Uranus, 164 ans pour Neptune et 247 ans pour Pluton. Leur influence s’étend sur une génération. Divinités considérées comme très dures. Elles ont une dimension collective.

Planète en refuge :

Planète située sous une autre planète qui la maîtrise. La planète en refuge n’a pas de planète placée sous elle alors que la chaîne continue à descendre à partir d’une autre planète. Cette position n’invite pas la planète à participer spontanément à l’incarnation.